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| La Vie Enfantine de la Tarentule Noire Kathy Acker |
| II
une comparaison point par point entre ma vie
et la vie de moll cutpurse1, la reine et régente
de misrule2, la fille rugissante, le tyran
bienveillant des voleurs et des assassins de la
ville, la dame ourse
JUIN 1973
Je suis née folle dans le Barbican, quatre ans après la
défaite de l’invincible Armada. Je décide immédiatement
de faire ce que je veux : vivre des aventures de bandit de
grand chemin plutôt que de papoter avec une poignée de
menteuses, me bagarrer avec un gourdin clouté, détruire
chaque fichue pique qu’on tente de me lancer. Je suis la
dame ourse, les yeux couverts de cuir, la reine de la
chicane des joyaux des taudis. Si j'étais un homme,
(1. Dame Vide-gousset. (Toutes les notes sont du traducteur.)
2. Mauvais gouvernement.
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je rejoindrais les hommes du colonel Downe sur la route ;
je naviguerais jusqu’aux territoires espagnols avec du
velours noir sur mon oeil gauche du velours noir sur
mon entrejambe. Les combats de chiens, dans le Bear
Garden1, sont et resteront mon sport préféré . J’apprends
à combattre, à m’armer de bâtons, de toutes les manières,
à prendre soin de moi-même. Mon père est un tailleur
idiot.
Mon père me hait, me dit que je dois être une femme
et me faire engager chez un respectable sellier. Tout ce
dont il a envie c’est de me violer. Je refuse. Le salopard
s’arrange pour me faire enlever par ses amis, me fait jeter
dans le donjon d’un navire qui appareille pour la Virginie.
Je suis une esclave. Je reste assise pendant une heure
parmi les rats, sur le plancher froid ; je vois une lumière
filtrer à travers une fissure de la porte, je bande mes
muscles, mes liens cèdent ; je jette un coup d’oeil à l’entour,
je m’échappe. Je me précipite directement vers le
Bear Garden.
(Je ne me rappelle rien de ma prime enfance. Un
docteur marron dit à ma mère qu’elle doit tomber
enceinte pour bien se porter deux jours après elle
tombe enceinte elle m’a et elle a l’appendicite. Je hais
tout le monde ; tout le monde me hait. Je ne sais pas
comment parler aux autres ni comment me faire des
amis. Je suis plus sauvage et plus étrange que tous ceux
que je connais ; mon père légume veut que je sois un
(1. Etablissements dans lesquels se déroulaient des combats d’ours et de
chiens, ces derniers étant utilisés comme appâts.)
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garçon et je ne veux rien être. Ma mère refuse de me dire
qui est mon père.
(Je rencontre un cinéaste crève-la-faim c’est la première personne à laquelle je m’identifie je décide que je
serai écrivain. Je ne veux pas être comme mes amies
riches, alors je mourrai. Mes parents veulent me marier
à un richard et se débarrasser de moi une fois que j’aurai
épousé ce plouc caractérisé . Je ne peux pas les blairer
non plus. Je veux être une motarde sexy et baraquée
portant du cuir argenté sur une BMW et ne me laisser
emmerder par personne.)
Je fréquente les détrousseurs et les brigands de la ville.
L’âge d’or de la soustraction de bourses. Ils inventent les
poches. Le gros fonce dans le pigeon, sème la pagaille.
Le malandrin extraie l’argent de ses longs doigts agiles,
passe le butin à son complice qui s’éclipse avant que
quiconque crie de terreur.
Malheureusement ou heureusement, je suis une piètre
voleuse. Mes mains sont modelèes pour le gourdin clouté
et l’épée, pas pour des opérations aussi intelligentes et
délicates. Je risquerai ma vie librement comme tout
esclave, mais c’est pénible. Je rêve que je suis dans la
chambre noire, le donjon ; les rats courent sur mon
con, mordillent tout mon corps ; je hurle, je hurle et je
hurle.
(Je fais des cauchemars toutes les nuits. Environ une
fois par semaine je pénètre dans la bibliothèque balance
tous les livres des étagères je me trouve parmi des objets
déplacés qui disparaissent je perds conscience pendant
deux semaines puis je comprends que j’ai perdu
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conscience. Je suis reine parce que je baise beaucoup je
ne me laisse atteindre par personne. Je fume beaucoup de
joints de façon à pouvoir m’endormir. Parfois je suis
extatique je dévale en dansant des collines pentues je
ne peux m’arrêter de rire.
(Je quitte mes parents, puis mon mari, ma carrière. Je
ne suis pas très douée pour gagner de l’argent. J’ai deux
problèmes principaux : (1) comment gagner deux cents
ou trois cents dollars par mois pour manger, payer le
loyer, sans devenir un robot et en gardant mes vêtements
sur le dos (2) faire ce que je veux, ce qui est réel, s’approcher
de la réalité . Fin de ma vie.)
Je crois en la noblesse : prenant la défense de mes amis,
risquant ma vie, quand c’est nécessaire : la dernière trace
de ma féminité , une sorte d’instinct maternel, m’aide à
résoudre les disputes de la bande. J’agis avec gentillesse
et austérité ; pas une façade, mais moi. J’essaie de me
représenter ce qu’est la réalité . Je commence à préparer
les vols et je deviens le receleur, pas le commanditaire ; la
bande ne me chasse pas. Je dois mieux me protéger. Je
rends leurs bijoux perdus aux honnêtes citoyens de la
ville. Ils me paient bien et je paie la bande.
(Je songe à baiser avec K. J’ai trop peur pour parler à
des gens que je ne connais pas très bien je me fais baiser
par D je n’ai pas eu d’amis proches depuis bien trop
longtemps. Comment en terminer avec ce problème ? Je
pourrais descendre jusqu’à ma planque habituelle : je
veux être seule. Ce serait mieux pour moi si je pouvais
baiser avec quelqu’un/une avec qui je pourrais parler. Je
dois cesser de me comporter comme si j’étais timide.)
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Je contrôle ma bande de malfaiteurs et les moindres
détails de mon art. Je me débarrasse de moi-même en
tant que femme. La plus grande bande de pickpockets de
Londres. Je décide de sacrifier la liberté d’action de chaque
membre pour sa propre sécurité . Je ne peux pas diriger
autrement la bande et par-dessus tout, je suis un excellent
homme d’affaires. Si un membre de ma bande se comporte
mal, je l’envoie à la potence, je suis roi. Je récompense
mes fidèles associés : je n’hésite jamais à sauver
un ami de l’énorme ombre noire du noeud coulant du
bourreau. Je ne commets jamais de meurtre de mes mains.
Telles sont mes actions : je commande un régiment de
porteurs pour surveiller les portes des marchands de
tissus ; à la première occasion ils emportent les livres de
comptes et les registres des négociants. Pendant quelque
temps, les négociants paient le prix fort pour récupérer
leurs livres, je désapprouve la violence ; je ne m’intéresse
qu’à l’argent. Je porte un pourpoint et un jupon, l’ostentation
ne m’intéresse pas ; plus tard, pour mon confort, je
porte un grand ciré hollandais. Si quelqu’un se met en
travers de mon chemin, je tire mon épée tranchante.
Personne ne m’arrête. Je ne fréquente que des repaires
d’hommes et je suis célibataire. Je suis constamment ivre,
beuglant et rugissant des obscénités ; personne ne peut
dompter ma folie infinie, qui résonne dans rues grises et
humides de la ville rieuse.
(Je travaille dur je n’arrive toujours pas à coucher avec
qui je veux (1) on me refuse (2) je suis trop timide pour
parler à qui que ce soit si je travaillais plus dur et
devenais célèbre alors tout le monde coucherait avec
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moi je n’aurais pas à être si timide je suis fatiguée je veux
être la Vierge Marie avec une barre de fer placée contre
mon foutu con il y a en moi des bites rouges comme
celles des chiens, des animaux filent à minuit des
lièvres sur des motocyclettes adamantines je commence
à hurler.)
Voici mes amis :
Capitaine Hind1, l’ennemi permanent des régicides, il
prétend avoir fait ce que j’ai fait. La célèbre Moll Sack2
qui a fait les poches de Cromwell le légume sur le Mall.
Crowder3, qui s’habille comme un évêque et vole l’argent
des vrais pénitents quand ils lui confessent leurs péchés.
Nous sommes loyaux envers les morts. Ralph Briscoe, le
gardien de la prison de Newgate, et Gregory le Bourreau
sont mes vrais amis ; ils ont déjà coupé leur bite pour
moi. Ils remplissent des jurys, font suspendre le jugement
de mes hommes quand je lève le petit doigt.
Je satisfais ma sexualité avec les animaux. Je donne à
chacun de mes chiens un lit de camp, les protège du froid
en les enveloppant dans des draps et des couvertures ; je
leur donne une partie de la dé licieuse nourriture de la
bande. Des perroquets volent dans mes cheveux noirs,
criaillent jusqu'à ce que je gratte leur cou rouge et jaune.
J’imagine que je vole dans la nuit, en toupillant en hurlant
en poussant des cris, je suis le vent ; personne ne peut
m’arrêter ou faire quoi que ce soit d’autre que m’aimer.
(1. Capitaine Fessier.
2. Dame Bourse.
3. Combinard.
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| FRANTZ FANON |
| DOIS-JE SUR CETTE TERRE, QUI DEJA TENTE DE SE DEROBER, ME POSER LE PROBLEME DE LA VERITE NOIRE ? DOIS-JE ME CONFINER DANS LA JUSTIFICATION D'UN ANGLE FACIAL? JE N'AI PAS LE DROIT, MOI HOMME DE COULEUR, DE RECHERCHER EN QUOI MA RACE EST SUPERIEURE OU INFERIEURE A UNE AUTRE RACE. JE N'AI PAS LE DROIT, MOI HOMME DE COULEUR, DE ME SOUHAITER LA CRISTALLISATION CHEZ LE BLANC D'UNE CULPABILITE ENVERS LE PASSE DE MA RACE. JE N'AI PAS LE DROIT, MOI HOMME DE COULEUR, DE ME PREOCCUPER DES MOYENS QUI ME PERMETTRAIENT DE PIETINER LA FIERTE DE L'ANCIEN MAÎTRE. JE N'AI PAS LE DROIT NI LE DEVOIR D'EXIGER REPARATION POUR MES ANCETRES DOMESTIQUES. IL N'Y A PAS DE MISSION NEGRE ; IL N'Y A PAS DE FARDEAU BLANC. JE ME DECOUVRE UN JOUR DANS UN MONDE OÙ LES CHOSES FONT MAL ; UN MONDE OÙ L'ON ME RECLAME DE ME BATTRE ; UN MONDE OÙ IL EST TOUJOURS QUESTION D'ANEANTISSEMENT OU DE VICTOIRE. JE ME DECOUVRE, MOI HOMME, DANS UN MONDE OÙ L'AUTRE, INTERMINABLEMENT, SE DURCIT. NON, JE N'AI PAS LE DROIT DE VENIR ET DE CRIER MA HAINE AU BLANC. JE N'AI PAS LE DEVOIR DE MURMURER MA RECONNAISSANCE AU BLANC. IL Y A MA VIE PRISE AU LASSO DE L'EXISTENCE. IL Y A MA LIBERTE QUI ME RENVOIE A MOI-MEME. NON, JE N'AI PAS LE DROIT D’ ETRE UN NOIR. UN SEUL DEVOIR. CELUI DE NE PAS RENIER MA LIBERTE AU TRAVERS DE MES CHOIX. |
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| Don Quichotte qui était un rêve. |
| "Ma blessure est au dedans. C'est la blessure du défaut de l'amour. Puisque point ne la voyez, vous dîtes qu'elle n'est pas. Mais on m'a blessé à l'affect. Mes affects c'est mon esprit. Mes affects de maintenant des nerfs qu'on a arrachés. Au delà du trou entre mes jambes, de la chair déchirée retournée et tourmentée, à l'intérieur de telle purée ou chaos rouge gît une femme. Personne ne se risque jusqu'ici."Ses amis épouvantés de féminité, résolurent de l'extirper par le feu. Cependant Don Quichotte, ayant trouvé le seule remède pour la douleur humaine s'endormit. Elle rêve de sauver le monde © Kathy Acker, Don Quichotte qui était un rêve. |
| extrait LE FESTIN NU de William Seward Burroughs |
| "Il va sans dire que les individus soupçonnés d'espionnage, de déviationnisme politique ou de sabotage étaient contrôlés à la chaîne. Quant aux méthodes d'interrogatoire utilisés par la police d'Annexie, le docteur Benway, les décrivait aec enthousiasme :_ Si j'évite, en règle générale, de recourir à la torture - laquelle tend à cristalliser l'opposition et à mobiliser les forces de résistance - j'estime en revanche que la menace de torture contribue à inspirer au sujet le sentiment approrié d'impuissance doublée de gratitude envers l'interrogateur qui n'en fait point usage. De plus, la torture punitive est indiquée quand le sujet a suivi le traitement assez longtemps pour être à même d'estimer ce châtiment mérité. A cette fin, j'ai imaginé un certain nombre de mesures disciplinaires. L'une des plus intéressantes a été baptisée le Standard Téléphonique. On fix des fraiseuses électriques aux dents du sujet, lequel est alors astreint à actionner un standard factice, et de brancher telle ou telle fiche en fonction de divers signaux lumineux ou sonores. A chaque erreur, les fraiseuses entrent en action pensant vingt secondes. Le rythme des signaux est progressivement accéléré jusqu'à dépasser les possibilités physiques de réaction. Une demi-heure de Standard et le sujet est aussi déréglé qu'un cerveau électronique chargé d'un trop-plein de cartes perforées. "En fait, l'étude des machines à calculer nous en apprend plus sur le fonctionnement du cerveau que tous les procédés d'introspection. L'Occidental s'extériorise à l'aide de gadgets. (...) Tant que nous n'aurons pas une connaissance plus précise de l'électronique du cerveau, la drogue restera l'instrument essentiel de l'Interrogateur chargé d'anéantire la personnalité su sujet. Il va de soi que les barbituriques, en ce sens qu'un sujet incapable de résister aux somnifères ne vaudrait pas cher devant les méthodes infantiles en usage chez les policiers de province... La scopolamine est d'un bon emploi pour dissoudre les résistances, mais elle encrasse la mémoire du même coup : son action est telle, qu'un agent double, par exemple, sera tout disposé à révéler ses secrets mais incapable de s'en souvenir, et sa "couverture" se mélangera inextricablement avec sa personnalité camouflée. Mescaline, harmaline, Lsd 6 - l'acide lysergique - bufoténine et muscarine donnent des résultats souvent très intéressants. La bulbocapnine provoque un état voisin du syndrome catatonique de la schizophrénie, et on a relevé plusieurs cas d'imitation impulsive. La bulbocapnine, exerce un effet dépréssif sur le cerveau postérieur en déréglant les centres moteurs de l'hypotalamus. D'autres drogues qui on entraîné une schizophrène de type expérimental - mescaline, harmaline, Lsd 6 -sont au contraire des stimulants su bulbe. L'arrière-cerveau du schizophrène est alternativement stimulé et déprimé, et la catatonie est fréquemment suivie d'une période d'excitation et d'activité motrice, durant laquelle le patient perd la boule et fait chier tout un chacun. En revanche il arrive parfois que les schizos au satde terminal se refusent à faire le plus petit mouvement, et qu'ils ne quittent plus le lit jusqu'à la fin. On estime que "la cause" de la schizophrénie (mais la causalité n'a jamais permis d'expliquer avec précision le processus métabolique - notre vocabulaire est encore bien limité !) réside dans l'altération de la fonction régulatrice de l'hypotalamus. Des injections de Lsd 6 en alternance avec la bubocapnine (celle-ci activée avec du curare) présentent les meilleures garanties d'obéissance automatique. " Il existe d'autres méthodes. On peut plonger le sujet dans un état de dépression profonde en lui administrant plusieurs jours durant de la benzédrine en doses intensives. On peut provoquer des psychoes en injectant à feu continu de fortes doses de cocaïne ou de dolosal, ou encore en interrompant brutalement un traitement à base de barbituriques. On peut également intoxiquer le sujet en le gavant de dihydro-oxyhéroïne puis en lui coupant net les vivres - et sachant que les vertis intoxicantes de ce composé sont cinq fois supérieures à celle de l'héroïne, la privation doit être pénible à proportion. " Il y aussi divers traitements psychlogique", telle que la psychanalyse obligatoire. Chaque jour, le sujet est soumis pendant une heure à une séance de "libre association" (ceci dans le cas où le facteur temps est d'importance secondaire) : "Voyons fiston, faut pas être si négatif, sinon papa "va appeler le vilan homme noir. Bébé va avoir panpan sur "les quenottes au Standard." "L'affaire de l'agent qui avait oublié sa personnalité d'origine et s'était identifiée à sa couverture - elle fricote toujours quelque part en Annexie - m'a inspiré une autre astuce. Tout agent entraîné à éliminer sa véritable identité, pourquoi ne pas abonder dans son sens ? Il suffit d'un brin de judo psychique pour le convaincre que sa couverture est la réalité. Du coup, son identité réelle sombre dans son inconscient, hors contrôle, et on peut l'enfouir plus profondément encore avec un traitement à base d'hypnose et de drogues diverses. Grâce à cette combine, on peut métamorphoser un hétérosexuel en pédéraste : il faut étayer son horreur des tendances pédrastiques qui sont normalement latentes en lui - et, simultanément, le priver de chatte tout en le soumettant à une stimulation homosexuelle. Là-dessus, un peu de drogue,un peu d'hypnose, et hop ! (Avec un claquement mou des doigts.)" Nombre de sujets sont très vulnérables à l'humiliation sexuelle : nudité forçée, stimulation par ingestion d'aphrodisiaques, surveillance continuelle destinée à la fois à troubler le sujet et à lui interdire le soulagement de la mastrubation (toute érection, même involontaire, pendant son sommeil déclenche automatiquement un énorme vibreur électrique qui précipite le sujet dans un baquet d'eau froide, d'où uen réduction minmum de l'incidence des pollutions noctunes). Inutile de préciser que ce procédé d'avilissement est contre-indiqué dans le traitement des pédés patents - attention, il ne faut pas s'endormir et oublier les consignes de prudence, l'ennemi guette à la porte. Tenez, je me souviens d'un jeunot, je l'avais si bien conditionné qu'il caguait à ma vue, sur quoi je lui rinçais l'oignon et le tringlais dans ma foulée. Du vrai nanan. Un gamin adorable, avec ça... Il arrive qu'un sujet éclate en sanglots juvéniles parce qu'il ne peut s'empêcher de prendre son pied quand il se fait ramoner... Bref, comme vous pouvez le voir, les possibilités sont nombreuses - infinies commes les ramifications des sentiers dans une grand parc public. Je n'avais fait qu'effleurer cet univer sublime quand j'ai été épuré par les comateux du Parti ... Bah ! Son cosas de la vida !" © William Burroughs |
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