29.06.2007

Jefferson Airplane - House at Pooneil Corners- HELLO NEW YORK! New YORk wake up your fuckers! FREE MUSIC! make some! FREE LOVE!

21.05.2007

Zodiac de David Fincher

Photo Sharing and Video Hosting at PhotobucketSynopsis : Le 1er août 1969, les rédactions de trois journaux américains reçoivent une lettre et un message crypté du Zodiac qui se présente comme le meurtrier de David Farraday et Betty Lou Jensen, assassinés le 20 décembre 1968, ainsi que de Darlene Ferrin, tuée le 4 juillet 1969. À la demande du tueur, le San Francisco Chronicle publie sa missive. Toujours collé aux basques du talentueux chroniqueur judiciaire Paul Avery (Robert Downey Jr.), Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal), un jeune dessinateur au Chronicle se passionne pour l’affaire. Malgré les efforts de Toschy, L’enquête stagne. Le Zodiac qui mène le jeu et terrorise l’Amérique s’attribue d’autres crimes et écrit son intention de faire sauter un bus scolaire. La liste des suspects est longue et l'enquête piétine, malgré des preuves irréfutables certains suspects sont écartés. Obsédé par l'affaire, Robert Graysmith reprend alors l’enquête à son propre compte…Photo Sharing and Video Hosting at PhotobucketDocu-drame dont l'esthétique de la mise en scène n'est pas sans rappeller celle de Fritz Lang, il retrace l'histoire de la traque du tueur en série le plus célèbre de San Francisco, le Zodiac. Adaptation cinématographique des best-seller Zodiac et Zodiac Unmasked de Robert Graysmith interprété dans le film par Jake Gyllenhaal. C'est à partir de 2003 que le réalisateur David Fincher se penche sur le dossier Zodiac, ratissant tout San Francisco, revenant sur les lieux des crimes, rencontrant les témoins, familles des suspects, les deux survivants, alliant le perfectionnisme d'un Kubrick, il va jusqu'à dévorer les rapports de police, reconstitution des faîts et archives de la presse succombant presque au même fanatisme qui consume le journaliste Avery. L'intérêt porté à cette affaire s'explique par le faît que le réalisateur avait lui même 8 ans en 1969 et vivait dans la région de San Francisco lorsque l'affaire fut rendue publique et la psychose qui agita la population lorsque Zodiac annonca son intention de tirer sur un bus scolaire, marqua le réalisateur. «J'ai le souvenir qu'on s'abandonnait à cette terreur enfantine, explique David Fincher. “Est-il dans le bus? Va-t-il venir dans le quartier? ” Un enfant rend les événements encore plus dramatiques qu'ils ne le sont.»Zodiac n'est pas l'histoire du monstre en lui-même, plutôt de son existence dans l'imagination de ceux qui le craignent et le pourchassent. D'abord dans les locaux du quotidien San Francisco Chronicle où Paul Avery est pénétré de l'importance sociale de sa profession de grand reporter.Le journal est le destinataire de messages codés envoyés par le tueur, et Fincher met en scène avec une acuité impitoyable le double language de la communaté jounalistique, qui veut servir la communauté et la protéger du tueur tout en de l'aubaine que constituent ces messages.Peu à peu Graysmith se laisse engloutir dans sa quête, alors qu'Avery sombre dans une curieuse psychose, qui semble due autant aux pressions de l'enquête qu'aux abus de substances en vogue à l'époque. Pendant ce temps, la police fait son travail. Pas très bien. Parce que les meutres ont été commis dans différents comtés, parce que l'informatique n'en est qu'à ces balbutiements, l'efficacité que l'on attend aujourd'hui des détectives n'est encore qu'à ces ébuts. L'inspecteur David Toschy ( Mark Ruffalo) en conçoit une certaine frustation jusqu'à ce que le manque de résultats finisse par briser son élan.Photo Sharing and Video Hosting at PhotobucketDécrit par les critiques, comme l'anti-Seven, Le film est d’autant plus passionant qu’il prend à contresens tous les codes justement établis par Se7en. Zodiac respecte la vérité des faits, les erreurs et les zones troubles, fait ressentir les à-côtés non spectaculaires d’une enquête policière, évite à tout prix, surtout dans sa dernière heure, la tentation du spectaculaire.La mise en scène louée par le journal le Monde s'articule autour de quatres dimensions choisis et réarrangés des deux livres. L'architecture (avec l'image en time-lapse de la Transamerica Pyramid s'élevant pendant que la trace du tueur refroidit), d'un monde crypté avec ces messages ( des carrés emplis de symboles qui apparaissent dans quelques plans où Fincher se permet quelques images de synthèse, couvrant des murs transprents, à peine perceptibles, qui forment un labyrinthe autour des enquêteurs, ou avec une bande son très très chouette qui mêle les chansons du moment à la partition discrète de David Shire. Un montage qui allie la répétition et l'ellipse. Toutefois, on pourrait ajouter une cinquième dimension, dans la composition soignée des arrières plans de certaines scènes ( notament lors de l'arrivée des inspecteurs sur les lieux de l'assassinat de Paul Stine) ou panorama de la ville qui relèvent parfois d'une pigmentation peinturale (avec une introduction nocturne en vue aérienne de la ville de San Francisco pendant le 4 Juillet) qui procurent une réceptivité suave et intense et font du spectateur un protagoniste curieux et attentifà la netteté d'une image atténuée par la transparence de l'image numérique.S’inspirant du style « lent » des années 1970 et enfin la photographie de Harry Savides qui a tourné avec une caméra numérique haute définition donnant à Zodiac son caractère étrangement méditatif et permettant à Fincher de prendre un nombre kubrickien de prises dont les simples scènes de dialogue qui forment la richesse et l'essentiel du film. Zodiac est centré avant tout sur les échanges entre les quatres enquêteurs. [J'inclus personnellement le coéquipier de Dave Toschi, percevant leur relation comme un élément qui forment le côté très réaliste du film.]Le film est intéressant par cette traque qui s'effiloche, ces sauts d'années distillent une certaine mélancolie et nostalgie qui forment la beauté noire de ce film.Le film et l'affaire sont riches de références, notamment avec Le Scorpio Killer de l'Inspecteur Harry de Don Siegel tourné 4 ans plus tard, inspiré de l'affaire et qui fait du tueur un terrorriste. Jouant sur ces références comme des mises en abîmes, se renvoyant les références les uns aux autres, le film jongle avec les digressions anecdotiques : Clint Eastwood dans Dirty Harry et David McQueen dans Bullitt se sont inspiré du célébre flic David Toschi, qui plaçait son arme dans un holster de manière à dégainer plus rapidement. Dans le film, le journaliste Avery décrit au jeune Graysmith l'inspecteur Toschi comme un style à la Bullitt .Mais c'est surtout à travers Les Chasses du comte Zaroff que David Fincher s’interroge sur la portée symbolique des images et ce qu’elle provoque sur l’imaginaire collectif. Le film d'Ernest B. Schoedsack donnera d'ailleurs lieu à une scène hitchcockienne qui-fout-la-trouille, scène, où l'on retrouve une figure marquée des précèdents films de Fincher, la rencontre de Graysmith et d'un projectionniste bizarre qui lui apprend la source du symbole du Zodiac.( véritable incident décrit par l'auteur Graysmith)Le film rend très bien compte de cette malédiction qui toucha les enquêteurs et le prix à payer de leurs obsessions à démasquer le tueur, le journaliste Paul Avery sombra dans la paranoia et se calfeutra chez lui avec des sachets de cocaïne et ses bouteilles de whisky.«David ne s'est jamais remis de ne pas avoir arrêté le tueur», souligne Mark Ruffalo, qui incarne aujourd'hui Toschi. «Un coup d'autant plus dur, reprend Graysmith, que Toschi est persuadé qu'à partir d'un moment Zodiac tuait uniquement pour provoquer la police.» Après avoir poursuivi l'enquête avec Graysmith, il est terrassé par un ulcère à l'estomac en 1981 et Graysmith lui même a abandonné sa vie conjuguale et sa vie familliale pour l'enquête. "J'ai foutu ma vie en l'air en m'accrochant à cette affaire".Photo Sharing and Video Hosting at PhotobucketD'une maturité époustouflante, dénué de fascination malsaine et d'effets spectaculaires bourratifs, David Fincher nous livre une reconstitution minutieuse où ilconfronte ses idées, ces images à la réalité de cette peur «Il a réussi à tout capturer, s'exclame Robert Graysmith. Même la peur que j'ai ressentie à l'époque.» et la fascination cinématographique portée à cette poignée d'enquêteurs qui s'enlise dans la traque d'un insaisissable serial-killer qui a cristallisé leurs obsessions.Sources : - Le Monde- Cahiers du Cinéma- Chronicart- Fluctuat- Films de Culte- l'ExpressLe site Officiel : http://wwws.warnerbros.fr/zodiac/

04.05.2007

oh yeah !

Lettre dysphorique genrée de Poppy Z.Brite au Beathique Burroughs

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"Dear William S. Burroughs,We never met while you were alive, but you shaped my way of thinkingabout everything from drugs to jism to prose style to loving my enemies. Youmade me wonder, for all time, what was on the end of my fork. I assumed youwould live forever, pre-embalmed by the drugs. Tonight you are dead at 83,and I figure the least I can do is pen a fantasy about fucking your corpse. Pen, yes. This text may eventually appear on a printed page or acomputer screen, but I am writing the first draft in purple ballpoint, in mynotebook, because that's the way I did all my writing back when you first gotyour needles into me. 1987, and Michael Spencer and I used to photocopypages from _Naked Lunch_ and hide them inside copies of Billy Graham's andJerry Falwell's autobiographies at the Christian bookstore in Chapel Hill.Passages about beautiful boys fucking on a Ferris wheel and shooting theirjism over the moon. Tonight, though, I take the big blue mystery pill that's been hiding inmy stash for too long. It's an opiate of some sort, and before it begandissolving in my stomach it was embossed with the number 6350, which myfriend David said looked like the year I would wake up if I took it. But Ijust feel all floaty and nice, and soon I am alone with you in the Lawrence,Kansas morgue. They've left us to have our moment, the tactful pathologistsand attendants, because they know that death sometimes needs to be easedalong with a little pleasure. You might say fucking the dead is one of my"kicks." (_You_ might. My generation only uses the work "kick" as atransitive verb, e.g., "Don't make me kick your ass, buttmunch.") The morgue is small and clean, with that underlying sweet-brown smell Iremember from the other two I've been fortunate enough to visit. Theattendants have rolled you out of the cooler and placed your metal gurneyagainst the row of sinks -- to provide a backstop for our carnal frolics, Iguess. You and I are naked, save for one item apiece: you are wearing agray felt hat tilted forward over your eyes; I am wearing a leather hipharness with an attached latex cock, black, large, shiny, and (maybe I justthink so because it's you I'm going to fuck with it) slightly insectile. Your body is long, thin, pale, intact (unautopsied, not uncircumcised).The faint violet mottling of your fatal heart attack is visible on yourshoulders and upper chest. Your abdomen is sunken, your ribs rising out ofits hollow like wings. When I touch you, stroking the graceful arc of thoseribs, your skin feels loose and soft. Parchment ... silk ... the bazaars ofTangiers ... I don't feel that you are precisely gone from here, that your body is amere "shell." Nor do I imagine that you are somehow trapped in this meat.But death is an endlessly transitory state. I suspect there may be someessence left in you. Your cock is flaccid and powdery-tasting, but as I rollit around on my tongue, a drop of something bitter leaks out: piss or jism.The ultimate orgasm? I don't flatter myself that I'm giving it to you; atbest, I'm getting Death's sloppy seconds. Your hat has slipped off, and I see that your eyes are slitted open.They still look as watchful and reptilian as they appear in photos, but nowthey are permanently focused on a point beyond any camera, beyond me and thismorgue, beyond my big latex cock. I want to kiss you, but am irrationallysure that if I do, a centipede will come writhing up from your stomach andthrough your larynx and into your mouth, and it will thrust between my lipslike a living, chitinous tongue. I take you by your jutting hipbones and turn your body over on thegurney. You are as light as a box kite. Even your buttocks are hollow, thebones as prominent as your shoulderblades. The crack of your ass is hairlessand immaculate. Your body seems so breakable, I wonder if you were stillable to bathe yourself. Despite the fact that I am about to sodomize yourcorpse, this thought feels disrespectful. As I knead your asscheeks and run my tongue down the sharp nubs of yourspine, I throb with readiness. You're a beautiful corpse, Bill. AllenGinsberg was a beautiful boy once, but he wasn't really my type after he gotfat and hairy. You stayed sexy until the end (and past it). I like skinnyold men. I baptize your asshole with my saliva. I kiss it like a mouth, unafraidof the centipede at this end. I can't imagine you disapproving of havingyour asshole worshipped. I coat my cock with a handful of industrial-strengthantibacterial liquid soap and slip it into your unresisting smoothness. Youare cool inside, shading toward cold. In my fantasy, I am the last man to fuck you. My tears fall upon yourflesh in lieu of jism. You have helped to make a world where this fantasy ispossible, and maybe even publishable. Rest in perversion."

INDEPENDANCE DAY

AUJOURD'HUI J'AI DECIDE D'ETRE UNE CONASSE.

26.04.2007

EN ATTENDANT L'ETERNITE : James Blackshaw

18.04.2007

Monsieur Rêve Reloaded

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket*******Je me suis rêveillée et j'ai le coeur brisé pour des millers d'années...************************